MONDIAL FÉMININ – USA: un peu trop XXL pour les Suissesses

MONDIAL FÉMININ – USA: un peu trop XXL pour les Suissesses

Image: Archives PH

Le Championnat du monde féminin 2026 débute aujourd’hui au Danemark, avec quatre rencontres au programme entre Herning et Esbjerg. Pour la Suisse, le tournoi commence par un défi de taille : affronter les États-Unis, champions du monde et olympiques en titre. La journée inaugurale se terminera à Esbjerg avec une affiche particulièrement relevée pour la Suisse. Les joueuses helvétiques seront donc opposées aux Américaines. Un premier rendez-vous particulièrement exigeant face à l’un des grands favoris de la compétition. Mais la Suisse a retrouvé des ambitions sur la scène internationale. Après sa médaille de bronze décrochée aux Jeux olympiques de Milan en février 2026, la sélection helvétique aborde le championnat du monde au Danemark avec une conviction nouvelle : celle de pouvoir retrouver le podium mondial, qu’elle n’a plus fréquenté depuis 2012. La capitaine assistante Nicole Vallario aborde cette confrontation avec détermination. « C’est toujours un honneur de participer à un championnat du monde et de représenter son pays. Les États-Unis constituent un adversaire redoutable pour notre premier match, mais nous devons jouer notre jeu et tout donner. Nous verrons ensuite jusqu’où cela nous mènera. » La Suissesse souligne également l’importance de la nouvelle dynamique instaurée au sein de l’équipe nationale avec l’arrivée d’une nouvelle coach. « Et nous souhaitons progresser collectivement, en nous améliorant à chaque rencontre. »

À 28 ans, Alina Müller reste l’une des figures majeures du hockey féminin international. Deuxième du scrutin pour le titre de meilleure joueuse de l’année de l’IIHF, elle possède déjà une solide expérience mondiale, après avoir fait ses débuts au championnat du monde en 2014. Formée à Winterthour, Müller poursuit également sa carrière en PWHL. Après s’être illustrée avec Boston la saison dernière, elle évoluera désormais sous les couleurs de Hamilton. Mais c’est avec la sélection nationale qu’elle entend écrire un nouveau chapitre. « Porter le maillot suisse a toujours été quelque chose de particulier. C’était déjà le cas lors de mes débuts à 15 ans et cela n’a pas changé aujourd’hui. Nous avons réalisé un excellent tournoi à Milan, avec beaucoup d’émotions et de joie après cette médaille. Nous voulons maintenant prolonger cette dynamique au championnat du monde », explique-t-elle. Et de continuer: « Nous voulons nous appuyer sur notre performance olympique et devenir la meilleure équipe d’Europe. Nous avons de nouveaux visages dans le staff et dans le groupe, mais aussi un noyau de joueuses expérimentées capables de montrer la voie. »

Des USA terrifiants

Onze titres mondiaux lors des seize dernières éditions, l’or olympique en 2026 et une génération de joueuses particulièrement talentueuses : les États-Unis ne reposent pas uniquement sur leurs attaquantes. Aux Jeux olympiques 2026, les trois meilleures marqueuses de la compétition étaient toutes des défenseures américaines : Megan Keller, Caroline Harvey et Laila Edwards. Une illustration parfaite de la nouvelle dimension prise par le jeu américain, avec des arrières capables de peser autant offensivement que défensivement. À seulement quelques années de ses débuts au plus haut niveau, Caroline Harvey s’est déjà imposée comme l’une des références mondiales. Élue meilleure joueuse de l’année 2025/26 par l’IIHF et MVP du tournoi olympique, la défenseure incarne parfaitement cette nouvelle génération américaine. La sélection américaine dispose également d’un potentiel offensif considérable. Kelly Pannek a terminé meilleure marqueuse de la saison régulière de PWHL avec Minnesota, tandis qu’Abby Roque s’est illustrée avec Montréal lors des play-offs victorieux. Taylor Heise, Hannah Bilka, Alex Carpenter et Kendall Coyne Schofield complètent un arsenal particulièrement fourni.

L’objectif est clair : conserver la couronne mondiale et poursuivre une série de succès qui a profondément marqué l’histoire de la discipline.

Les États-Unis ont disputé toutes les finales mondiales depuis la création du championnat. Après huit premières défaites consécutives face au Canada, elles ont finalement décroché leur premier titre en 2005, à Linköping, en Suède. Depuis, elles ont remporté onze des seize derniers Mondiaux.

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