RÉDACTION
FILIPPO FRIZZI
Presque tous ses collègues avaient hâte de couper avec le hockey. L’hiver a été long pour tout le monde et il était évidemment temps de profiter des vacances, si possible loin de la glace. Pas pour lui. Christian Dubé est resté en Suisse afin de mieux découvrir la «planète» biennoise. Il y a un an, le Québécois n’était d’ailleurs pas occupé à préparer des plans d’entraînement ou à peaufiner son système de jeu. Il était en congé sabbatique jusqu’à la fin janvier. Et la dixième place obtenue par Bienne n’avait évidemment pas satisfait les dirigeants ni l’environnement du club. À un peu plus d’un mois du coup d’envoi de la nouvelle saison, nous avons échangé avec Dubé, qui garde toujours un lien particulier avec la Suisse italienne.
Vos vacances à la mer se sont déroulées… à Bienne. Des personnes bien informées m’ont dit que la Tissot Arena était devenue votre maison durant tout l’été.
Effectivement, rares sont les jours où j’ai passé beaucoup de temps loin de la patinoire. Je me suis principalement concentré sur la gestion de l’équipe, les entraînements et les discussions pratiquement quotidiennes avec Martin Steinegger concernant le marché des transferts.
Le niveau de la National League a augmenté ces dernières années. Il y a donc toujours une équipe surprise et une autre qui déçoit. Bienne pourra-t-il créer la surprise?
Je l’espère vraiment. Après la fin de la saison, nous nous sommes réunis avec le staff et Martin Steinegger afin d’analyser les résultats et de déterminer dans quelle direction nous devions aller pour renforcer l’équipe. Le fait de rester à Bienne durant l’été m’a permis de discuter individuellement avec les joueurs et de vérifier que leur préparation se déroulait sans problème.
Säteri n’est plus tout jeune. Il faut donc déjà penser à l’avenir puisque le Finlandais aura 37 ans à la fin décembre et arrive au terme de son contrat.
Notre gardien constitue sans aucun doute l’un des points forts de l’équipe. Nous observons ce que le marché suisse peut proposer pour les prochaines années.
L’un des points faibles de Bienne a justement été sa défense. Elle s’est montrée trop perméable et n’a pas suffisamment protégé Harri Säteri.
Dans le hockey, il est important de pouvoir compter sur un gardien de qualité et sur une défense compacte et hermétique. Lorsque le système défensif fonctionne, l’attaque trouve également les solutions pour battre le gardien adverse. Nous devons être meilleurs dans les sorties de zone, notamment afin de ne pas perdre des pucks et offrir des occasions à nos adversaires.
«Zwergi, une excellente opération»
Dominic Zwerger est arrivé à Bienne. La saison dernière à Ambri, il avait inscrit plus de dix buts. L’arrivée de l’Autrichien renforce donc votre secteur offensif…
L’arrivée de Zwergi est une excellente opération. J’aime beaucoup son style de jeu, basé sur beaucoup de patinage, le forechecking et son instinct de buteur. Il sera très important pour nous. Je commence à bien le connaître et je constate qu’il s’est parfaitement intégré. Il peut également compter sur Fabio Hofer, qui parle la même langue que lui et qui est un grand ami.
Début avril, alors que les joueurs de la première équipe cherchaient à évacuer les dernières toxines de la saison, plus de 6000 spectateurs se sont réunis à la Tissot Arena pour célébrer le titre des juniors Elite de Bienne. Verrons-nous certains de ces jeunes avec la première équipe?
Certains jeunes sont déjà intégrés à notre contingent. Nous avons Blessing, qui est malheureusement blessé et devra rester éloigné des patinoires pendant quelque temps, mais aussi Mark Sever, Nolan Cattin et plusieurs autres jeunes qui évolueront à Olten, notre club ferme. Il faut toutefois préciser que le passage des juniors à la National League ne se fait pas du jour au lendemain. Pouvoir offrir du temps de glace à nos jeunes grâce à notre collaboration avec Olten et Christian Wohlwend est très important pour nous.
Fribourg est devenu champion de Suisse pour la première fois de son histoire. Une partie de ce titre est aussi… la vôtre.
Je le pense également. D’abord comme directeur général, puis comme entraîneur, j’ai passé énormément de temps à la BCF Arena. Certains joueurs que j’ai fait venir à Fribourg me sont particulièrement chers. Berra, Bertschy, Schmid — sans oublier De la Rose — sont tous des joueurs qui avaient signé leur contrat lorsque j’étais GM.





















































