Le remake de la finale olympique de Milan promet des étincelles. Les États-Unis, champions olympiques en titre et tenants du trophée mondial, retrouvent leur éternel rival canadien en quart de finale du Championnat du monde. Cette fois, l’avantage psychologique semble toutefois pencher du côté de la feuille d’érable. Le Canada a traversé la phase de groupes avec une impression de maîtrise. Hormis un match accroché contre la Norvège, remporté seulement après prolongation, les Canadiens ont déroulé leur hockey offensif pour terminer en tête de leur groupe avec 20 points. Leur force principale? Une capacité à accélérer brutalement en troisième période. Sur leurs 33 buts inscrits, près de la moitié sont tombés dans les vingt dernières minutes. Même la République tchèque en a fait les frais après avoir pourtant mené de deux longueurs, mardi à Fribourg. Curieusement, le jeu de puissance reste le secteur le moins convaincant des Canadiens. Avec seulement trois réussites en supériorité numérique, l’efficacité n’est pas encore au rendez-vous malgré l’arsenal offensif disponible.
Du côté américain, le parcours a été bien plus chaotique. Les champions du monde ont longtemps flirté avec l’élimination malgré une avalanche de tirs depuis le début du tournoi. Après cinq rencontres, les États-Unis comptaient déjà trois défaites et peinaient à convertir leur domination en résultats. Les larges succès obtenus ensuite contre la Hongrie et l’Autriche ont finalement sauvé leur place en quarts. Le sélectionneur américain semble néanmoins avoir trouvé certains réglages. Les USA ont nettement mieux démarré leurs deux dernières rencontres, un point faible récurrent jusque-là dans ce Mondial. Et l’histoire récente plaide pour eux: les Américains ont franchi le cap des quarts de finale dans quatre des cinq derniers championnats du monde. Les confrontations directes entre les deux géants nord-américains deviennent souvent irrespirables. Trois des quatre derniers duels se sont décidés après prolongation. Les États-Unis avaient notamment dominé le Canada lors de la finale olympique de février dernier.
Sur le plan individuel, le Canada s’appuie sur un duo XXL. Le capitaine Macklin Celebrini mène l’attaque tandis que Sidney Crosby distribue les passes décisives à un rythme impressionnant, même s’il cherche toujours son premier but du tournoi. Côté américain, Thomas Novak s’est imposé comme le principal moteur offensif grâce à ses nombreuses assists, alors que Matthew Tkachuk continue d’apporter son impact devant le filet. Sur le papier, le Canada part avec une légère longueur d’avance grâce à sa régularité et à sa profondeur offensive. Mais les débuts de match parfois poussifs des Canadiens pourraient offrir une fenêtre aux Américains pour frapper les premiers. Et dans un duel de cette intensité, le premier but pourrait peser très lourd.






















































