La Suisse n’a jamais autant brillé sur la scène internationale qu’au cours des deux dernières décennies. Si Roman Josi, Nico Hischier ou Andres Ambühl ont souvent occupé le devant de la scène, les plus grands succès helvétiques reposent aussi sur une tradition exceptionnelle entre les poteaux. D’une génération à l’autre, plusieurs gardiens ont marqué leur époque et permis à la Nati de rivaliser avec les meilleures nations du monde.
Avant l’ère des médailles d’argent, Martin Gerber avait ouvert la voie. Champion de la Coupe Stanley avec les Mighty Ducks d’Anaheim en 2003, il s’est imposé comme l’un des premiers gardiens suisses à réussir durablement en NHL avant de terminer son parcours international par l’exploit du Mondial 2013, où la Suisse a décroché une historique médaille d’argent. David Aebischer, premier Suisse à voir son nom gravé sur la Coupe Stanley en 2001 avec le Colorado Avalanche, a lui aussi contribué à donner une crédibilité nouvelle aux gardiens helvétiques de l’autre côté de l’Atlantique.
Puis est arrivée la génération dorée. Reto Berra a longtemps incarné la fiabilité et le calme. Avec quatre médailles d’argent mondiales à son actif (2013, 2018, 2024 et 2026), il fait partie des joueurs les plus titrés de l’histoire de la sélection suisse. À ses côtés, Leonardo Genoni s’est imposé comme une véritable référence. Multiples fois champion de Suisse, élu meilleur gardien à plusieurs reprises, le Zurichois a accumulé les exploits sous le maillot national. En 2026, il est même devenu le gardien comptant le plus de blanchissages de l’histoire des Championnats du monde, confirmant un statut de légende vivante du hockey helvétique.
L’histoire, elle, ne s’arrête pas là. Derrière ces monuments, des noms comme Jonas Hiller, Tobias Stephan ou encore, beaucoup plus tôt, des hommes comme Renato Tosio, Reto Pavoni, Olivier Anken ont également porté les ambitions de la Suisse au plus haut niveau. Dans les années ’50, Hans Benninger fut l’un des héros de la génération qui remporta la médaille de bronze au Championnat du monde 1950. Il a longtemps été considéré comme le meilleur gardien suisse de l’après-guerre. Gérald Rigolet (années 1960-1970) fut le gardien emblématique d’une Suisse qui évolua souvent entre les groupes A et B des Mondiaux.
Une chose semble certaine: dans un pays qui a longtemps cherché ses grandes vedettes, les gardiens sont devenus une véritable marque de fabrique. Et lorsque la Suisse vise une médaille aujourd’hui, elle sait presque toujours pouvoir compter sur un dernier rempart capable de faire basculer un tournoi. Nous en avons omis encore de nombreux, qu’ils nous excusent…





















































