National League – Quart de finale (Bof 7, Acte I)
HC Davos – EV Zug: 4-3
zondacrypto-Arena, Davos-Platz GR – Spect.: 6’547 – Arb.: Tscherrig, Ruprecht, Gnemmi, Huguet – SOG: 33-25
BUTS: 22:06 Künzle (Lindemann, Stadler) 0-1; 36:50 Bengtsson (Künzle, Hofmann / PP1) 0-2; 50:35 Ryfors (Tambellini / PP1) 1-2; 51:35 Herzog (Sklenicka, Kovar) 1-3; 53:31 Fora (Asplund, Kessler) 2-3; 58:33 Lemieux (Ryfors, Andersson) 3-3; 59:06 Frehner (Ryfors, Tambellini) 4-3.
Ambiance électrique à Davos, public chaud bouillant, tout semblait réuni pour lancer ces playoffs sur des bases intenses. Pourtant, sur la glace, les deux équipes ont d’abord joué avec le frein à main. Davos peine à installer son rythme, tandis que Zoug privilégie une structure défensive très disciplinée. Une première supériorité numérique grisonne ne donne rien, et malgré quelques tentatives de Matej Stránský ou Calle Andersson, Leonardo Genoni reste solide. En face, Zoug se montre opportuniste en fin de tiers, mais Sandro Aeschlimann tient bon. Logiquement, ce premier acte se referme sans but, même si Davos se montre légèrement plus entreprenant.
Le match bascule au retour des vestiaires. Plus tranchants, plus agressifs dans les duels, les joueurs de Suisse centrale prennent progressivement le dessus. Et cette domination se concrétise: après une séquence prolongée dans la zone davosienne, Mike Künzle pousse le puck au fond et ouvre la marque. Davos cherche une réaction, mais rien ne fonctionne vraiment, même en powerplay. Pire encore: une pénalité évitable de Michael Fora offre une nouvelle opportunité à Zoug, et Lukas Bengtsson ne se fait pas prier pour envoyer un missile sous la barre et faire le break. À 0-2, les Grisons sont méconnaissables, en manque d’idées et d’exécution, tandis que Zoug déroule son hockey avec maîtrise.
Mais ce match n’avait rien de linéaire. Dos au mur, Davos finit par se rebeller dans le troisième tiers. Le déclic vient en supériorité numérique: Simon Ryfors réduit l’écart d’un tir précis depuis le slot. Le public se réveille, la pression monte. Pourtant, au moment où le momentum semble tourner, Zoug frappe encore: Fabrice Herzog contourne Aeschlimann et redonne deux longueurs d’avance aux siens. Un coup dur? Pas pour ce HCD version playoffs. Deux minutes plus tard, Fora relance totalement le suspense en poussant le puck au fond après une action confuse devant Genoni. Dès lors, la glace penche clairement. Zoug subit, Davos pousse, insiste, martèle. Et le tournant intervient dans la 59e minute: Aeschlimann quitte sa cage. Ryfors déclenche, Brendan Lemieux dévie, 3-3. La zondacrypto-Arena explose. Et ce n’est pas fini. Porté par ce momentum, Davos en remet une couche dans la foulée. Encore Ryfors, omniprésent, qui sert parfaitement Yannick Frehner dans le slot: 4-3 à quelques secondes de la sirène. Renversement total, scénario fou, stade en fusion. Ryfors a été l’homme de la soirée: buteur, passeur, et surtout moteur de la remontée avec trois points décisifs. À l’inverse, la soirée a été beaucoup plus compliquée pour Tomáš Tatar, discret et malheureux dans les moments clés, notamment sur une énorme occasion manquée alors qu’Aeschlimann était déjà au sol. Victoire 4-3 de Davos, qui frappe fort d’entrée mais a été sérieusement bousculé.























































