Bonne nouvelle du côté de la Cornèr Arena: l’infirmerie se vide enfin. Et ça change beaucoup de choses. Mirco Müller retrouve le rythme du groupe. Carl Dahlström a réintégré l’équipe lors du premier match des quarts de finale samedi à Zurich. Tout comme Alkesi Peltonen, 13e attaquant à la SWISS LIFE Arena. Bref, Lugano récupère des forces au meilleur moment. Mais voilà: même avec ces retours, la mission s’annonce énorme, le 3-0 initila est là pour en attester. On peut tourner ça comme on veut: outsider, trouble-fête, ou même surprise potentielle. Une chose est claire: face aux ZSC Lions, Lugano ne part pas avec les faveurs de la cote, même si le Zurich 2025/26 n’est pas tout à fait le même que celui de son exercice précédent. Constat suite à une saison régulière… irrégulière. Mais le retour de Juho Lammikko change tout. Ce n’est donc pas seulement une question de classement ou d’avantage de la glace. Non, le vrai fossé se situe ailleurs: dans la profondeur et la puissance des effectifs.
Zurich, double champion suisse en titre, aligne une véritable armada. Des noms comme Sven Andrighetto, Denis Malgin ou Dean Kukan incarnent un noyau élite. À cela s’ajoutent des cadres expérimentés et un gardien ultra fiable, Simon Hrubec. Attention toutefois: Lugano n’est pas démuni. Le collectif tessinois possède aussi des arguments solides. Luca Fazzini, meilleur buteur suisse du championnat, incarne la menace offensive, accompagné de joueurs clés comme Dario Simion ou Calvin Thürkauf. Derrière, la base est stable, et les gardiens ont livré une saison solide.
Le problème? La profondeur du HCL
Dès qu’un élément important manque, tout l’équilibre vacille. L’absence récente de Lorenzo Canonica l’a montré: il suffit d’une pièce en moins pour forcer l’entraîneur Tomas Mitell à revoir toute sa structure, comme l’analyse bien le suiveur No 1 des Tessinois, notre confrère heshoothescoores.com. Et surtout, Lugano souffre d’un déficit crucial: une troisième ligne offensive capable de faire la différence en playoffs. À ce niveau, le “secondary scoring” est vital. Et là, Zurich a clairement une longueur d’avance. Et pourtant… Si l’on regarde la saison dans son ensemble, Lugano n’a pas à rougir. Après un début hésitant, l’équipe a enchaîné des mois d’une régularité impressionnante. Peu de séries négatives, jamais de panique, et une stabilité rare dans les choix du staff.
Une sérénité qui contraste avec Zurich, parfois secoué cette saison. Les Lions ont connu des passages à vide, des défaites en série et même des moments de doute autour de leur coach Marco Bayer. Lors des confrontations directes, Lugano a souvent tenu tête. Mais à chaque fois, ou presque, un détail a fait basculer les matchs. Et ce détail s’appelle talent individuel. Zurich possède ces joueurs capables de décider d’un match en une action. Lugano, lui, doit gagner en équipe, avec une performance collective quasi parfaite. Alors, Lugano peut-il créer la surprise? Oui. Mais tout devra s’aligner. Effectif au complet, discipline tactique, efficacité offensive maximale… et surtout retrouver cette solidité qui a fait sa force durant l’hiver. Sinon, la logique risque de s’imposer rapidement. Face à un Zurich ultra armé, la marge d’erreur est inexistante… sauf si l’on réussi à insinuer le doute sous le casque des Lions. Et encore, pas sûr…






















































