Rédaction
Marc Savary
Treize ans, dans le sport, c’est une éternité. Mais à Fribourg, certaines émotions ne disparaissent jamais. Elles restent, intactes, prêtes à resurgir. En 2013, toute une ville vibrait pour une équipe capable de déplacer des montagnes. En 2026, Fribourg retrouve la finale avec cette même ferveur, cette même tension, et peut-être… ce même destin. Pour comprendre ce que vivent aujourd’hui les Dragons, il suffit de se tourner vers celui qui a déjà traversé cette tempête : Hans Kossmann. Le souvenir est encore brut, presque palpable. «Spécial. Ces moments viennent rarement… et toute la ville est derrière vous. Vous pouvez sentir l’électricité partout à Fribourg.», se souvient le coach de l’époque.
En 2013, Gottéron ne jouait pas seulement une finale. Il emportait une région entière avec lui. Les rues, les discussions, les regards… tout tournait autour du club. Et aujourd’hui, cette même énergie est de retour. Avant même le premier puck, tout se joue dans l’attente. «C’est comme un cheval de course sur une ligne de départ. Vous travaillez toute l’année pour atteindre ce moment. Maintenant, la dernière course commence. Et vous savez que ce sera spécial.», reprend Kossmann qui parle de tension contenue, de silence presque irréel, puis d’explosion. Fribourg, en 2026, est exactement dans cet instant suspendu où tout peut basculer. «Quand les deux meilleures équipes se rencontrent, ce sera serré. Ce sont de petits détails… et parfois de la chance à des moments clés. Vous avez besoin de vos meilleurs joueurs au sommet, mais aussi que les joueurs de soutien répondent présents. Les finales sont toujours à la recherche de héros.»
Une déviation, un rebond, une inspiration. C’est souvent là que tout bascule. Et que naissent les noms que l’on n’oublie jamais.
Rester dans l’instant. Le message envoyé à cette génération 2026 est limpide. «Soyez prêts dès le départ et restez dans le moment présent. Le premier match est souvent le plus difficile pour l’équipe à domicile. Attaquez-le ! Merde, HCFG !»
Pas de calcul. Pas d’attente. Juste jouer, pleinement, intensément. Une histoire à terminer 2013 a marqué une génération. 2026 en attend une autre.






















































