Dans sa carrière, Jan Kovář a presque tout gagné. Champion en République tchèque, champion en KHL, champion de Suisse avec Zoug, le centre tchèque a empilé les trophées partout où il est passé. Pourtant, une ligne manque toujours à son palmarès: une médaille avec l’équipe nationale. À 36 ans, l’attaquant ne nourrit plus de regrets. Il regarde désormais son histoire avec la sélection tchèque avec beaucoup de recul. «Bien sûr que j’aurais aimé décrocher une médaille. Mon rêve était de remporter l’or. Mais aujourd’hui, je suis en paix avec ça. On ne contrôle pas tout dans une carrière», confie-t-il. Sept participations au Mondial, aucune récompense. Une statistique qui contraste avec son impressionnante collection de titres en club. Mais Kovář refuse de s’apitoyer sur son sort. «J’ai toujours donné le maximum. Parfois, le sport ne vous offre pas ce que vous espérez. C’est frustrant sur le moment, puis on apprend à l’accepter», confie-t-il à iSport.cz.
L’ancien international est devenu l’une des figures incontournables du championnat suisse. Installé à Zoug depuis plusieurs années, il s’apprête à entamer une nouvelle saison sous les couleurs du club dont il porte le «C» depuis cinq ans. Un statut qui représente beaucoup à ses yeux. «Être capitaine dans une organisation comme Zoug est un immense honneur. Ici, ce genre de décision n’est jamais prise à la légère. Je mesure la confiance que le club m’accorde.» Même après toutes ces années passées outre-Sarine, il sourit lorsqu’on lui demande s’il se sent un peu suisse. «Pas vraiment. Mais c’est vrai que le temps passe incroyablement vite.» À l’heure où plusieurs vétérans songent déjà à la retraite, Jan Kovář continue d’écrire son histoire dans l’un des championnats les plus compétitifs d’Europe.





















































