SUISSE – Jan Cadieux: des débuts à la Krueger… ou à la Fischer?

SUISSE – Jan Cadieux: des débuts à la Krueger… ou à la Fischer?

Jan Cadieux (à g.) et Patrick Fischer - Photos: SIHF

Jan Cadieux devait découvrir les Mondiaux avec la Suisse seulement l’an prochain. Finalement, le scandale ayant provoqué le départ précipité de Patrick Fischer a complètement bouleversé le calendrier et propulse déjà l’ancien attaquant au centre de la tempête.Vendredi, devant le public zurihois, il dirigera son tout premier championnat du monde comme sélectionneur national. L’histoire récente montre que les débuts des entraîneurs helvétiques aux Mondiaux ont souvent réservé des surprises… bonnes comme mauvaises.

Le modèle absolu reste Ralph Krueger. En 1998, pour un Mondial organisé à Zurich et Bâle, le technicien allemand avait signé un véritable exploit en conduisant immédiatement la Suisse jusqu’en demi-finale. Une aventure qui se terminait par une double défaite face à la Suède (1-4, 2-7). À l’époque pourtant, personne n’attendait les Suisses à ce niveau. L’équipe sortait de plusieurs années compliquées dans le Groupe B mondial. Mais portée par son public, elle avait renversé la Russie (4-2, buts de Jenni, Crameri, Fischer et Zeiter) remplie de stars NHL comme avant de terminer au pied du podium après des défaites contre la Suède puis la Tchéquie.

Douze ans plus tard, Sean Simpson avait lui aussi frappé fort dès son arrivée. Au Mondial 2010 en Allemagne, la Suisse avait réalisé un parcours sensationnel, notamment avec une victoire historique contre le Canada (4-1, buts de Rüthemann, Plüss, Ambühl et Deruns) puis un autre succès contre la future championne du monde tchèque (3-2, avec des réussites de Plüss et deux fois Ambühl). L’aventure s’était toutefois terminée brutalement en quart contre l’Allemagne après une rencontre frustrante où les Suisses avaient trouvé les montants à quatre reprises. La Suisse avait été battue 1 à 0 sur un but de Philipp Gogulla. Malgré l’élimination, cette campagne avait posé les bases de l’argent historique décroché en 2013.

L’arrivée de Glen Hanlon en 2015 avait été plus mitigée. En République tchèque, la Suisse avait accumulé les matchs serrés et les défaites frustrantes (notamment contre l’Autriche, la Lettonie). Avec seulement deux victoires en huit rencontres, les Helvètes avaient tout de même atteint les quarts avant de tomber face aux États-Unis (1-3). Puis est venue l’ère Fischer. Et ses débuts avaient tourné au cauchemar. Lors du Mondial 2016 en Russie, la Suisse avait complètement raté son tournoi avec une élimination dès la phase de groupes. Battus notamment par le Kazakhstan et la Norvège, les Suisses avaient terminé très loin des attentes. Sixième de son groupe après seulement deux victoires (Lettonie et Danemark en prolongation), elle échouait à trois points d’une qualification pour les quarts de finale. Dix ans plus tard, le contexte est totalement différent. La Suisse arrive à domicile comme une puissance mondiale reconnue, vice-championne lors des deux dernières éditions et portée par une génération dorée. Mais la pression sera immense pour Cadieux. Car dans ce pays qui rêve enfin d’or, une simple qualification ne suffira plus.

Prochains matchs NL
Prochains matchs SL
Prochains matchs MHL
Prochains matchs WL
Prochains matchs U20 Elite

>>>

>>>