Deux finales perdues, puis une élimination frustrante en quarts de finale. Le Lausanne HC est passé tout près du Graal ces dernières saisons, sans jamais parvenir à franchir l’ultime obstacle. Cette fois, la recette pourrait être différente. Et si le premier titre de champion de Suisse se construisait avant tout… en défense? Sur le papier, Geoff Ward dispose peut-être de la meilleure ligne bleue de National League. Les arrivées de Michael Fora, Romain Loeffel et Colin Miller renforcent considérablement un secteur qui n’était déjà pas un point faible. Avec Erik Brännström, Sami Niku, Aurélien Marti, Fabian Heldner, Cedric Fiedler, Gaël Haas, Inaki Baragano, Basile Sansonnens et Nathan Vouardoux, le technicien canadien peut compter sur une profondeur rarement vue à Lausanne. Cette abondance représente évidemment un défi. Il faudra répartir les minutes, définir les rôles en situation spéciales. Mais c’est le genre de «problème de riche» que pas mal de concurrents envieraient volontiers.
Si la défense s’est renforcée, le secteur offensif a, lui, perdu une pièce maîtresse. Le départ de Théo Rochette vers l’organisation des Detroit Red Wings laisse un vide difficile à combler. Avec 43 points en 46 matches la saison dernière, le Vaudois avait franchi un cap, au point de découvrir l’équipe de Suisse lors du Championnat du monde. Son départ s’ajoute à celui de Ken Jäger, précieux par sa profondeur. Certes, les étrangers restent les principales armes offensives et Damien Riat demeure une valeur sûre. Mais pour que Lausanne conserve sa puissance d’attaque, plusieurs joueurs devront franchir un nouveau palier. Les regards se tournent surtout vers Jason Fuchs, Axel Simic ou encore Yannick Zehnder, appelés à assumer davantage de responsabilités.
La fenêtre est toujours ouverte
L’exploit de Fribourg la saison passée a rappelé à toute la Romandie qu’un rêve peut rapidement devenir réalité. À la Vaudoise Arena, personne ne cache désormais ses ambitions. Depuis plusieurs saisons, le LHC construit un effectif taillé pour viser le sommet. Les deux finales perdues contre les ZSC Lions ont montré que le club était tout près de son objectif, avant que la déception du quart de finale face à Genève-Servette ne rappelle à quel point la frontière est mince entre un prétendant et un champion. Malgré quelques départs importants, le recrutement lausannois a apporté de la qualité, de l’expérience et surtout une profondeur impressionnante en défense. La fenêtre de tir reste donc grande ouverte. La vraie question est désormais simple: Geoff Ward parviendra-t-il à transformer un effectif construit pour gagner en une véritable équipe de champions? Si la réponse est oui, le premier titre de l’histoire du Lausanne HC pourrait bien porter la signature de sa défensive.





















































