Jeux Olympiques (Milan/ITA) – Tour préliminaire
Suisse – France: 4-0
Milano Santagiulia Ice Hockey, Milan (ITA) – Spect.: 10’627- Arb.: Pochmara (USA), Schrader (GER), Davis (USA), Murray (USA) – SOG: 43-27
BUTS: 00:55 Riat (Andrighetto, Kurashev) 1-0; 03:06 Moser (Fora) 2-0; 50:08 Meier (Josi, Kukan) 3-0; 56:13 Meier (Moser, Fiala) 4-0.
Milan
Laurent Antonioli
Pour son entame de tournoi, la sélection helvétique n’a pas tremblé et s’est imposée 4-0. Par moments, elle a démontré des jeux collectifs en zone offensive très intéressants, mais n’aurait dû marquer un peu plus. Patrick Fischer voulait que son équipe réussisse son début de match. Qu’elle mette tout de suite sous pression l’équipe de France. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce fut pleinement réussi. Après quatre minutes de jeu seulement, c’était déjà 2-0 en sa faveur. Tout a commencé déjà après neuf secondes seulement quand Antoine Keller (HC Ajoie) est allé se promener derrière son but et que le puck est revenu sur Kevin Fiala (Los Angeles Kings). Cela s’est donc prolongé avec une ouverture du score après même pas une minute (0’55). A la suite d’une faute de Pierre-Edouard Bellemare (HC Ajoie) en zone offensive, la Suisse a pu déployer son attaque à cinq. Sur un essai de Philipp Kurashev (Sans José Sharks), Damien Riat (Lausanne HC) a parfaitement réagi sur le retour pour inscrire son premier but aux Jeux Olympiques (1-0).
Dans la foulée, les Suisses ont doublé la mise sur une réussite géniale de Janis Moser (Tampa Bay Lightning). Le no 86 est parti dans un solo digne de Camille Rast pour éliminer deux adversaires et exécuter un tir du poignet précis au premier poteau (2-0). Ensuite, Sven Andrighetto (Zurich Lions) et Christian Marti (Zurich Lions) ont inquiété Keller qui s’est interposé une fois avec la mitaine et une fois avec sa jambière. Mais la France aurait pu venir à 2-1 à la 18e minute quand Jordann Perret (Mountfield, Extraliga CZE) et Dylan Fabre (Ässät, Liiga) ont inquiété très sérieusement Léonardo Genoni (EV Zug). Ca a été le seul moment où la France s’est montrée dangereuse, tant la Suisse a ultra-dominé ces vingt premières minutes, Fiala manquant même une cage ouverte sur une belle passe de Roman Josi (Nashville Predators), à quelques secondes de la sirène.
En début de deuxième période, Sven Andrighetto a envoyé le palet sur le poteau gauche (22e). Puis, entre la 24e et 27e minutes, les Français se sont montrés les plus dangereux. Alexandre Texier (Montréal Canadiens) et Stéphane da Costa (Yekateringbourg, KHL) ont trouvé la jambière de Genoni, alors que Floran Douay (Lausanne HC) a manqué son face-à-face avec le dernier rempart helvétique. Pour que la formation de Yorick Treille espére renverser ce match et créer la sensation, elle aurait dû profiter de ses chances de scorer. A trois minutes de la fin du tiers, Josi et Fiala se sont heurtés au gardien du HC Ajoie, qui, au fil de la partie, s’est montré plus solide.
Par contre, il ne s’est pas passé grand-chose dans le troisième tiers. Cela a permis au portier de l’équipe de France de sortir deux ou trois gros arrêts, notamment face à Fiala (47e). Mais, à la 51e minute et la 57e minute, il est fautif sur le doublé de Timo Meier (New Jersey Devils). A la suite d’un superbe travail préparatoire du capitaine helvétique (petite erreur de Keller dans son jeu de crossesur cette action), il a été servi devant l’enclave et a réussi sa déviation (3-0). Sur sa deuxième réussite, il a profité d’une autre petite erreur de Keller. A noter qu’au milieu de cette période, Patrick Fischer a fait une modification dans l’une de ses lignes d’attaque. En effet, il a mis Meier aux côtés deü et de Fiala et a reculé Kevin Thürkauf (Lugano) avec Pius Suter (St-Louis Blues) et Kurashev.
Même si on pouvait s’attendre à un score un peu plus large, quand la Suisse menait de deux longueurs après quatre minutes de jeu, elle a exécuté de beaux schémas en zone d’attaque et tiré plus de 40 fois au but. Un bon signe pour la suite. Josi a déjà démontré de belles choses au niveau de sa vision du jeu. La ligne Niederreiter – Malgin – Andrighetto a fait parler sa gestion du puck. Petit bémol, il aurait été de bon aloi de faire trembler un peu plus les filets tricolores, au vu notamment de la supériorité technique (Fiala se créant plusieurs occasions), car l’adversité sera tout autre lors du prochain match demain contre le Canada (21h10). Attention aussi à quelques pénalités reçues en attaque à l’image de celle de Christoph Baertschy (Fribourg-Gottéron) à la 48e minute. Il ne faudra surtout pas donner des minutions « faciles » au jeu de puissance canadien, par exemple.























































