La saison (presque) parfaite se poursuit pour Cole Caufield. L’attaquant du Canadien de Montréal a été désigné lauréat du trophée Lady Byng 2025/26, distinction remise au joueur ayant su allier performance de haut niveau, respect du jeu et comportement exemplaire sur la glace. La remise du trophée a donné lieu à une scène plutôt cocasse dans le vestiaire montréalais. Convaincu qu’il participait à une surprise destinée à son capitaine Nick Suzuki, pressenti pour recevoir le trophée Selke, Caufield ignorait totalement qu’une surprise l’attendait également. Suzuki lui a finalement annoncé qu’il était le nouveau détenteur du Lady Byng.
Cette récompense revêt une importance particulière à Montréal. Aucun joueur du Tricolore n’avait remporté cet honneur depuis plusieurs décennies. Caufield rejoint ainsi un cercle très restreint au sein de l’histoire de la franchise. Le vote a été particulièrement serré. L’ailier du Canadien a devancé plusieurs candidats de renom, dont le vétéran Anze Kopitar et le défenseur d’Ottawa Jake Sanderson. Son nom est apparu sur plus de la moitié des bulletins soumis par les journalistes spécialisés de la LNH.
Quant à Suzuki, il ajoute une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès. Le capitaine du Canadien de Montréal a remporté le trophée Frank J. Selke 2025/26, récompense décernée au meilleur attaquant défensif de la LNH. La révélation de son sacre a donné lieu à un moment mémorable dans le vestiaire montréalais. Persuadé qu’il participait à une mise en scène pour féliciter son coéquipier Cole Caufield, lauréat du trophée Lady Byng, Suzuki ne se doutait pas qu’il était lui-même au centre de la surprise. Les deux vedettes du CH se sont ainsi retrouvées à s’annoncer mutuellement leur récompense.
Pour Suzuki, cette distinction marque une étape importante dans sa carrière. À 26 ans, il devient l’un des rares joueurs de l’histoire du Canadien à recevoir le Selke, un trophée réservé aux attaquants les plus complets du circuit. Le centre montréalais rejoint ainsi deux monuments de la franchise: Bob Gainey et Guy Carbonneau. Référence absolue en matière de jeu défensif, Gainey avait remporté les quatre premières éditions du trophée à la fin des années 1970. Carbonneau avait ensuite pris le relais avec trois conquêtes à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Longtemps reconnu pour ses qualités offensives et son leadership, Suzuki récolte aujourd’hui les fruits de son évolution vers un rôle de joueur tout-terrain. Utilisé dans toutes les situations, il s’est imposé cette saison comme l’un des attaquants les plus fiables de la ligue lorsqu’il s’agit de neutraliser les meilleurs éléments adverses.
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