Le CP Berne s’apprête à ouvrir la saison 2026/27 avec un tout autre visage. Au-delà des changements d’effectif, c’est une véritable révolution qui s’opère au sein du vestiaire. En l’espace de quelques mois, le club de la capitale a vu partir plusieurs figures emblématiques qui ont façonné son identité durant plus d’une décennie. Simon Moser a raccroché les patins après une carrière exceptionnelle de plus de 900 rencontres sous les couleurs bernoises et trois titres de champion de Suisse. L’ancien capitaine a toutefois conservé un pied dans la maison en rejoignant l’organigramme du club. Dans le même temps, Ramon Untersander a quitté Berne après onze saisons, Romain Loeffel a pris la direction de Lausanne et Joel Vermin ne fait plus partie du projet sportif. Un véritable changement d’époque pour une équipe qui perd en quelques mois plusieurs de ses leaders les plus expérimentés. Le brassard de capitaine devrait désormais revenir à Tristan Scherwey, autre monument du club, même si lui aussi approche des dernières années de sa carrière. Il entame d’ailleurs la dernière année de son contrat longue durée de huit ans! À la tête de l’équipe, les derniers longs bails avec des entraîneurs marquants ont été ceux de Bill Gilligan (quatre saisons), Bryan Lefley, John van Boxmeer et Kari Jalonen (trois saisons). Ce sont les dernier à avoir eu le temps de façonner un état d’esprit.
Le nouvel entraîneur Serge Aubin devra rapidement faire émerger de nouveaux patrons, qu’ils soient issus de l’effectif actuel ou des recrues estivales. Car le défi dépasse largement la simple reconstruction sportive: Berne doit retrouver une hiérarchie, un caractère et une culture de la gagne sans ceux qui ont incarné son ADN pendant tant d’années. Si le potentiel de l’équipe ne manque pas, c’est désormais sur le plan du leadership que le SCB est attendu au tournant. Cette question du renouvellement des cadres est d’ailleurs au cœur des analyses depuis plusieurs semaines.
Trois exemples? Blick a récemment souligné que plusieurs cadors de National League sont confrontés au même défi, celui de remplacer une génération de joueurs emblématiques sans perdre leur identité. De son côté, La Liberté estimait que les équipes capables de transmettre leur culture aux nouveaux venus disposeront d’un avantage décisif dans un championnat toujours plus équilibré. Enfin, Le Matin Dimanche relevait que les clubs investissent davantage dans le recrutement, mais que l’expérience et le leadership restent des qualités impossibles à acheter sur le marché des transferts. Berne illustre parfaitement cette problématique: les talents peuvent être remplacés, mais reconstruire une âme d’équipe demande souvent beaucoup plus de temps.





















































