CHL – Phase préliminaire
skellefteå AIK (SWE) – Genève-Servette HC : 3-2
Skellefteå Kraft Arena, Skellefteå – Spect.: 2’077 – Arb.: Öhlund, Folkstrand, Sörholm, Strömberg – SOG: 33-36
BUTS: 02:12 Praplan (Miranda, Sutter) 0-1; 17:02 Lindberg (Pudas, Johnson) 1-1; 18:34 Fasching (Lindberg, Johnson) 2-1; 48:07 Ignatavicius (Rod, Müller) 2-2; 59:39 Lundberg (Lindholm, Hugg) 3-2.
Skellefteå AIK: Lampinen (Mann); Johansson, Lundberg; Pudas, Forsfjäll; Grahn, Bergqvist; Haara, Nordlund; Fasching, Lindholm, Lindberg; Hansen, Lindberg, Hugg; Johnson, Stjernborg, Vuollet; Davidsson, Forsfjäll, Johnson. Coach: Hermansson
Genève-Servette HC: Charlin (Mayer); Rutta, Le Coultre; Saarijärvi, Henauer; Untersander, Karrer; Sutter; Puljujärvi, Manninen, Kneubuehler; Praplan, Müller, Vesey; Miranda, Verboon, Rod; Ignatavicius, Lemyre, Hischier. Coach: Hallam
Le scénario est cruel pour Genève-Servette. Alors que les Aigles semblaient avoir arraché le droit de disputer une prolongation en Suède, Arvid Lundberg a fait basculer la rencontre à seulement 21 secondes de la sirène finale. Skellefteå s’impose 3-2 et inflige aux Grenat leur première défaite de la saison en Champions Hockey League. La frustration est d’autant plus grande que les Aigles avaient longtemps tenu tête à une formation suédoise également invaincue avant cette rencontre. Dans une Skellefteå Kraft Arena qui avait attiré (seulement) 2’077 spectateurs, les deux équipes se sont livré un duel particulièrement intense. Les Aigles avaient frappé les premiers. Dès la 3e minute, Vincent Praplan a profité du travail de Marco Miranda et Dave Sutter pour trouver la faille et donner l’avantage aux visiteurs. Une entame parfaite qui plaçait Genève dans une situation idéale. Mais la fin du premier tiers a complètement changé la physionomie du match. Skellefteå a obtenu deux buts en supériorité numérique et n’a pas laissé passer l’occasion. Oscar Lindberg a d’abord égalisé à 17’02, avant que Hudson Fasching ne donne l’avantage aux Suédois à 18’35. En l’espace de 93 secondes, le score est passé de 0-1 à 2-1.
Genève a ensuite dû s’accrocher. Le deuxième tiers n’a pas offert de nouveau but, mais les occasions n’ont pas manqué. Les locaux ont notamment pris le contrôle du volume de tirs, mettant régulièrement la défense genevoise sous pression. Dans ce contexte, Stéphane Charlin a joué un rôle déterminant. Le portier des Aigles a multiplié les interventions importantes pour maintenir son équipe à portée de fusil. À l’approche du dernier tiers, un seul but séparait encore les deux formations. Et le GSHC allait finir par être récompensé de sa résistance. Les Aigles ont haussé le ton dans l’ultime période. Plus agressifs dans leur jeu offensif, ils ont fini par profiter d’une perte de puck suédoise pour construire une énorme occasion en supériorité numérique dans le jeu. Noah Rod a parfaitement servi Simas Ignatavicius, dont le tir direct a fait mouche à 48’07. Le Genevois a ainsi ramené les deux équipes à égalité et relancé complètement la rencontre. Il restait alors un peu moins de douze minutes à jouer. Tout semblait indiquer que cette affiche entre deux formations invaincues allait se décider au-delà des 60 minutes.
Skellefteå a encore bénéficié d’une occasion en powerplay en fin de rencontre, mais Genève a résisté. Les Grenat semblaient même avoir réussi leur mission : tenir jusqu’à la sirène et décrocher au minimum un point. C’était sans compter sur la dernière offensive suédoise. Après une première intervention de Charlin sur un tir de Rickard Hugg, le puck est revenu dans la zone dangereuse. Lundberg a alors hérité du disque dans le haut de l’enclave et ne s’est pas fait prier pour décocher un tir qui a terminé au fond des filets à 59’39: 3-2. Il ne restait que 21 secondes. Sam Hallam a bien sorti son gardien, mais le temps a manqué pour provoquer une ultime égalisation. Cette défaite fait mal, surtout au regard du déroulement de la rencontre. Après leurs succès contre l’Eisbären Berlin et Storhamar, les Aigles abandonnent leur invincibilité européenne, mais ils peuvent également retenir leur capacité à rivaliser avec un adversaire suédois de premier plan. Les unités spéciales auront toutefois coûté cher : Skellefteå a transformé ses deux premières situations de powerplay en buts, retournant ainsi une rencontre que Genève avait parfaitement débutée.

