Lugano
Filippo Frizzi
Il y a un Américain, un Suédois et quatre Finlandais… Ce n’est pas le début d’une blague, mais bien le groupe d’étrangers avec lequel le HC Lugano de Thomas Mittel abordera la nouvelle saison. Lugano a accueilli la semaine passée sa dernière recrue : Lassi Thompson. Souriant, un peu surpris de voir autant de journalistes en plein après-midi de printemps, Thompson a répondu aux nombreuses questions avec aisance, prenant même plaisir à échanger avec les médias. Il vient tout juste de terminer sa saison avec les Sénateurs d’Ottawa et se trouve à Lugano depuis quelques jours avant de retourner dans sa Finlande natale pour des vacances bien méritées. Thompson, 25 ans, est un défenseur avec un certain flair offensif.
Vous avez fait partie de l’organisation des Sénateurs d’Ottawa, jouant à la fois dans la LNH et dans la LAH avec les Sénateurs de Belleville. Pourquoi avoir choisi Lugano?
J’ai choisi de venir à Lugano parce que Jannick Steinmann m’a contacté très tôt durant la saison. Il s’agit d’un nouveau défi que j’ai accepté immédiatement. Pendant ces quelques jours au Tessin, j’ai vraiment apprécié le paysage et le climat au sud des Alpes. On m’a dit que le Tessin est une région fantastique, très verte. Ce n’est pas la Finlande, mais je suis certain que je vais m’y plaire.
Deux expériences en Amérique du Nord, entrecoupées par une saison à Malmö. Toujours avec le numéro 33 dans le dos. Mais à Lugano, vous devrez changer de numéro…
Je m’en suis rendu compte tout de suite en entrant dans l’aréna et en voyant le chandail numéro 33 de Petteri Nummelin suspendu. Je ne suis pas superstitieux, alors j’ai choisi le numéro 60, avec lequel j’ai joué au début de ma carrière.
À Lugano, vous retrouverez Olle Licksell, avec qui vous avez partagé un vestiaire à Ottawa. Est-ce un avantage?
Olle est un excellent joueur, mais nous n’avons pas beaucoup joué ensemble. La saison dernière, j’étais principalement à Belleville dans la Ligue américaine.
Il y a vingt ans, Nummelin et Peltonen avaient mené Lugano à son septième — et dernier — championnat suisse. Maintenant, c’est à vous, Kupari, Licksell et Innala de faire flotter haut le drapeau finlandais…
Avoir trois coéquipiers qui parlent la même langue sera un grand avantage. Quand on est loin de chez soi, c’est important d’avoir quelqu’un qui parle votre langue. L’an dernier, je n’avais aucun coéquipier finlandais.
Vous a-t-on déjà parlé du derby entre Ambrì et Lugano ? En avez-vous discuté avec votre compatriote Roby Järventie ?
On m’a décrit le derby comme un match vraiment spécial, mais je ne sais pas encore à quoi m’attendre. Je connais Roby depuis les équipes de jeunes de l’Ilves : c’est un bon gars et un bon ami. Mais quand je mets mes patins et que je saute sur la glace, mes amis sont ceux qui portent le même chandail que moi. Roby est averti en vue du premier derby…
Quelques photos, plusieurs poignées de main, puis retour à la maison, en Finlande. Il reviendra en juillet pour sa nouvelle aventure. L’hiver prochain, le Lugano de Mittel parlera surtout… finlandais.






















































