La déception était immense dans le vestiaire suisse après la finale perdue contre la Finlande (0-1 OT), mais les internationaux helvétiques ont tenté de retenir les aspects positifs de ce parcours exceptionnel. Pour Attilio Biasca, qui disputait son premier Championnat du monde, la douleur est vive. «C’est très difficile à accepter. Finalement, tout s’est joué sur une seule action.» Le Fribourgeois a également tenu à remercier le public suisse: «Les fans ont été incroyables du début à la fin.» Malgré cette troisième finale perdue de suite, il refuse de perdre espoir. «Je suis convaincu que la Suisse deviendra un jour championne du monde.» Avant d’ajouter: «Ces moments difficiles nourrissent la motivation. Je vais garder cette frustration avec moi tout l’été.»
Damien Riat est lui passé à quelques centimètres de devenir le héros national. À la 64e minute, son tir en prolongation a trouvé la barre transversale avant que la Finlande n’inscrive le but décisif. «Quand le tir part, j’ai vraiment l’impression que ça va rentrer. Cette fois encore, quelques centimètres font toute la différence.» L’attaquant lausannois estime toutefois que la Suisse n’a rien à se reprocher. «Nous avons joué notre hockey et nous nous sommes battus jusqu’au bout.» Il s’est enfin montré critique envers la prolongation à trois contre trois: «Je préfère le hockey à cinq contre cinq. Cela donnerait davantage de valeur sportive au résultat.»
Pour Nino Niederreiter, cette cinquième finale mondiale perdue est une nouvelle blessure. «Chaque défaite en finale est douloureuse. Nous avions le sentiment que beaucoup de choses étaient enfin en notre faveur cette année.» Le vétéran regrette notamment les occasions manquées en supériorité numérique: «À ce niveau, si vous ne marquez pas, vous ne gagnez pas.»
Simon Knak partage le même sentiment. «Honnêtement, ça fait encore plus mal que l’année dernière. Je me sens complètement vidé.»






















































