La Norvège arrive au Mondial 2026 avec davantage de questions que de certitudes. Douzièmes l’an dernier et absents des Jeux olympiques, les Scandinaves restent coincés dans cette zone inconfortable entre maintien et espoir de surprise. À Fribourg, l’objectif principal sera encore une fois d’éviter la relégation. Pour tenter de relancer la machine, la fédération a rappelé une figure bien connue du hockey norvégien: Petter Thoresen. À 64 ans, l’entraîneur reprend les commandes de la sélection après un premier passage entre 2017 et 2022. Initialement, Sjur Robert Nilsen devait diriger l’équipe, mais ses problèmes de santé ont forcé un changement de dernière minute.
Le retour de Thoresen apporte de la stabilité à un groupe qui mélange vétérans expérimentés et jeunes talents prometteurs. Dans les cages, Henrik Haukeland disputera déjà son huitième Championnat du monde. Solide et habitué à faire face à de gros volumes de tirs, le gardien de 31 ans sera encore l’un des hommes les plus importants de cette sélection. Devant lui, Andreas Martinsen incarne l’expérience. À 35 ans, l’ancien joueur NHL disputera déjà son quatorzième Mondial. Il reste d’ailleurs le seul membre de cette équipe à posséder un véritable vécu en NHL, avec 154 matches disputés entre 2015 et 2019.
Mais l’avenir du hockey norvégien se trouve surtout chez les plus jeunes. Mikkel Eriksen, 18 ans, découvrira le niveau senior après avoir déjà participé à plusieurs Mondiaux juniors et U18. Même profil pour Tinus Luc Koblar, autre grand espoir du pays. Les deux attaquants évoluent en Suède et représentent la nouvelle génération sur laquelle la Norvège veut construire. Le principal problème reste toutefois offensif. L’an dernier, les Norvégiens n’avaient inscrit que 13 buts en sept rencontres, l’un des pires totaux du tournoi. Pourtant, cette sélection a déjà montré qu’elle pouvait gêner des nations supérieures. Lors du dernier Mondial, les Norvégiens avaient poussé les Etats-Unis — futurs champions du monde — jusqu’en prolongation dans un spectaculaire revers 6-5. Et leur maintien s’était joué lors d’un match sous haute tension remporté contre la Hongrie grâce à un but décisif de Noah Steen.
En coulisses, l’histoire familiale ajoute aussi une touche particulière à cette campagne suisse. Le manager général de la sélection n’est autre que Patrick Thoresen, fils du sélectionneur et immense figure du hockey norvégien. Le public romand retrouvera également quelques visages connus. L’assistant Jonas Holøs a porté les couleurs de HC Fribourg-Gottéron, tandis que Jacob Berglund avait marqué les esprits à Martigny sous le maillot du HC Red Ice avant la disparition du club valaisan. La Norvège ne fait clairement pas partie des favoris. Mais avec son mélange d’expérience, d’enthousiasme et son éternelle capacité à compliquer la vie des grosses équipes, elle pourrait encore jouer un rôle important dans la lutte pour le maintien.
(Source: IIHF/YouTube)





















































