JO 2026 – Autres quarts de finale: pas si déséquilibrés que cela

JO 2026 – Autres quarts de finale: pas si déséquilibrés que cela

Illustration: PH
Milan
Laurent Antonioli

En plus du Suisse – Finlande, il y aura aussi en quarts de finale Slovaquie – Allemagne, Canada – République tchèque, mais surtout un certain Etats-Unis – Suède. Ce dernier promet beaucoup avec deux formations composées uniquement de joueurs en provenance de la NHL.

Slovaquie – Allemagne : 12h10

Dispensés de barrage en terminant premiers du groupe B, les Slovaques vont affronter des Allemands, vainqueurs hier 5-1 de la France. Offensivement, ils peuvent s’appuyer sur un Juraj Slafkovsky en mode « olympique » avec trois buts inscrits en trois rencontres. On se rappelle que l’ailier du Canadien de Montréal avait explosé aux yeux du monde, quatre ans plutôt à Pékin, avec sept réussites en sept parties pour être élu MVP des Jeux. De plus, sur un match, comme il l’avait fait contre les Finlandais (39 sur 40), Samuel Hlavaj, qui évolue surtout en AHL avec le Iowa Wild, est capable de se montrer très solides entre ses deux poteaux.
L’Allemagne, elle, n’a pas tremblé contre les Français. Elle a pu bénéficier du « réveil » de Leon Draisaitl, auteur de trois points. Le membre des Oilers d’Edmonton, qui a pu faire parler sa présence physique, a ouvert le score à la 4e minute et a été présent sur les deux dernières réalisations de son pays. Pour éliminer leurs adversaires, les Allemands devront compter sur leur duo Tim Stützle – Leon Draisaitl. Les deux attaquants ont déjà six points à leur compteur en quatre sorties.
Ce sera la cinquième fois qu’elles vont se rencontrer aux Jeux olympiques. Le bilan actuel est deux victoires chacune. La dernière confrontation a eu lieu en 2022 et la Slovaquie avait gagné 4-0.
Slovaquie : 7 joueurs de la NHL (2 792 matches)
Allemagne : 8 joueurs de la NHL (3 580 matches)

Canada – République tchèque : 16h40

Pour la deuxième fois dans cette épreuve olympique, le Canada et la République tchèque vont s’affronter. Lors de leur entrée dans la compétition, les Canadiens s’étaient imposés 5-0. Face à cette armada de stars, cela s’annonce très difficile pour les Tchèques. Avec des centres comme Connor McDavid (Edmonton Oilers), Nathan MacKinnon (Colorado Avalanche) et Sidney Crosby (Pittsburgh Penguins), le danger vient de partout et de toutes les lignes. Autant techniquement que physiquement, la sélection de Jon Cooper (Tampa Bay Lightning) est impressionnante. En plus, pour le moment, Jordan Binnington (St-Louis Blues), son grand point d’interrogation avant le début de cette compétition, répond présent avec 95.00 % d’arrêts.
De son côté, la Tchéquie avec trois représentant de la NL (Jan Rutta de Servette, Dominik Kubalik de Zoug et Matej Stransky de Davos) n’aura donc rien à perdre. Elle a aussi des arguments à faire valoir. Elle possède, par exemple, le deuxième meilleur compteur du tournoi avec sept points, en la personne Martin Necas (Colorado Avalanche). Par contre, au vu de l’offensive d’en face, Lukas Dostal (Anaheim Ducks) devra être nettement meilleur que depuis le début du tournoi. Avec 87.91 % d’arrêts en trois matches, il est le onzième portier. Il faudra aussi être plus performant en supériorité numérique, seulement deux buts réussites sur dix powerplays (20.00 %).
Ces deux nations se sont affrontées à vingt reprises aux JO pour sept victoires pour la République tchèque et treize pour le Canada. En 2018, la formation à la feuille d’érable avait gagné 6-4 la petite finale pour décrocher une médaille de bronze.
Canada : 25 joueurs de la NHL (16 680 matches)
Tchéquie : 11 joueurs de la NHL (8 114 matches)

États-Unis – Suède : 21h10

Comme leur voisin nord-américain, les Etats-Unis ont connu un premier tour tranquille avec trois succès en trois présences sur la glace de Milan. Si le Zougois Leonardo Genoni est le meilleur des derniers remparts de cette épreuve olympique (96.20 %), l’Américain Connor Hellebuyck (Winnipeg Jets) se trouve au deuxième rang avec 95.24 % d’arrêts. Cela signifie qu’en plus, d’avoir une superbe attaque, derrière c’est aussi solide à l’image de l’excellent Quinn Hughes et ses quatre assists. L’ancien attaquant des Lions de Zurich, Auston Matthews (Toronto Maple Leafs), est le meilleur pointeur de sa formation avec cinq points (3 buts et 2 passes) à égalité avec Matthew Tkachuk (Florida Panthers / 5 mentions d’assistance).
En tout cas, il faudra que toutes les pièces du puzzle continuent de parfaitement s’emboiter face à une Suède qui aura des arguments à faire valoir. Toutefois, en matière de résultats purs, tout n’a pas été parfait jusque-là. Déjà, elle a terminé troisième de sa poule derrière la Slovaquie et la Finlande. Ensuite, les Suédois ont du mal à se défaire d’une Lettonie accrocheuse en barrage (5-1). Toutefois, sur le plan offensif, ils possèdent quand même trois joueurs à plus de 50 points en NHL avec Lucas Raymond (Detroit Red Wings / 60 points), avec Mika Zibanejad (N.Y. Rangers / 52 points) et avec William Nylander (Toronto Maple Leafs / 52 points). Surtout, la « Tre Kronor » a, sans doute, l’un des tous meilleurs défenseurs offensifs de la ligue avec Rasmus Dahlin (48 points). Et il n’a que 25 ans.
Dans leurs affrontements, ce sont les Européens qui sont devant. Pas de beaucoup avec sept victoires pour six défaites. Ils restent même sur huit rencontres sans revers (6 succès – 2 nuls). La dernière fois que « Team USA » s’était imposé, c’était le 22 février 1960. Le dernier duel remonte à 2006 et les Nordiques avaient gagné 2-1 seulement grâce à un but de Mikael Samuelsson.
États-Unis : 25 joueurs de la NHL (14 364 matches)
Suède : 25 joueurs de la NHL (16 880 matches)

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